Le rapport de l’Inspection générale d’Etat sur la gestion des fonds alloués à l’organisation du sommet de la Cen-Sad fait le gros titre de la plupart des quotidiens parus ce jour. « Un rapport accablant », selon La Nouvelle Tribune. Dans ce rapport l’IGE relève de graves irrégularités dans la gestion des 42 milliards dépensés par le gouvernement Béninois dans le cadre de ce sommet. Des 42 milliards, près de 7 milliards auraient transité par
les poches d’agents ou d’entrepreneurs indélicats, précise Fraternité, qui en conclut que sous le changement, la corruption s’est confortablement installée. « Le régime du changement est pire que tout ce que nous avons connu jusque – là », renchérit La Presse du Jour, pour laquelle le changement a tout simplement échoué. Apparemment, dans ce funeste et fumeux dossier, les arguments avancés par le gouvernement ne semblent guère convaincre les confrères. En effet, aux yeux de 24 heures, Boni Yayi n’a pas sanctionné les principaux responsables de ce scandale financier. Au contraire, « Yayi protège les gros bonnets », s’alarme mon confrère, rejoint par Le Béninois Libéré : «Yayi fait du faux bruit », écrie-t-il, pour se donner bonne conscience. Car, en vérité, analyse Le Nokoué, «le premier responsable des malversations n’est autre que Boni Yayi ».
D’ailleurs, Paul Gninagnon, président du NEP Mihalodo et candidat déclaré à la présidentielle 2011, lui, n’accorde aucun crédit aux actions du gouvernement du changement. A travers une conférence de presse animée par le douanier candidat, celui-ci a dénoncé les manœuvres d’intimidation du pouvoir sur les opposants, considérés comme la peste par Yayi et sa bande.
L’ombre de Bio Tchané plane toujours sur le jeu politique béninois. Dans Le Couffo , les cellules de soutien à la candidaturesdu président de la BOAD ont été installées ce week-end, alors que le Fard-Alafia de Daniel Tawéma est désormais divisé entre, Yayistes et Tchanéistes, selon l’Evénement précis
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