Les communistes ,forcément opposés au régime du changement, se sont amusés à relever ce qu’ils considèrent comme « les sept gros mensonges de Yayi Boni ». Les Rouges ont dû oublier un autre mensonge, non mois gros que les sept relevés dans leur document. Ce huitième mensonge, en suivant la classification des communistes, c’est bien le renforcement des institutions de la République. En prêtant serment, Boni Yayi avait,
devant Dieu, devant les hommes, devant les mânes de nos ancêtres, juré de veiller, en sa qualité de garant de la constitution, au respect de la loi fondamentale et de renforcer les institutions de la République. Il n’a pas fallu longtemps pour découvrir les élans dictatoriaux de l’homme du changement. Boni Yayi, non content des prérogatives ô exorbitantes par la constitution accordées au chef de l’Exécutif, veut tout contrôler, tout régimenter. La configuration du bureau de l’assemblée nationale, c’est Yayi qui l’a voulue ainsi. La composition actuelle de la Cour constitutionnelle, c’est encore Boni Yayi. La Haute cour de justice dans sa forme actuelle, c’est toujours Boni Yayi. Si Cotonou et Porto-Novo lui ont échappé lors des dernières communales, Dieu sait le sacrifice combien immense consenti par le chef de l’Etat pour avoir ces deux villes sous son giron. Aujourd’hui, Boni Yayi entend mettre le gratin sur la Commission politique de supervision de la Lépi. Cette Lépi sur laquelle les Béninois épris de paix, de justice, comptent pour chasser Yayi et ses acolytes de la Marina en 2011.Aussi, les Béninois tiennent-ils garder un œil vigilent sur toutes les opérations devant conduire à l’aboutissement de la réalisation de la Lépi. Une Lépi propre, fiable, exempte de toute tâche .On a certainement oublié la propension, à la limite sauvage, de yayi à tout contrôler. Que dis-je ? A conserver le pouvoir coûte que coûte en 2011. C’est le seul motif qui peut justifier le grossier coup monté par l’ Exécutif contre la société civile. Alors que cette composante avait régulièrement désigné son représentant à la Commission politique de supervision de la Lépi au terme d’une assemblée générale régulière, Boni Yayi a estimé que l’élu, en la personne de Olden Alladatin, n’était pas proche du pouvoir. Déclaré persona non grata, le représentant de la société civile devrait être bouté hors de la CPS-Lépi. Aussitôt dit, aussitôt fait. Cet énième coup de force de Yayi contre la démocratie béninoise devrait finir de convaincre ceux qui doutent encore des élans moussoliniens de l’homme du changement. La lépi que Yayi et sa clique veulent nous concocter ne serait-elle pas à la Sénégalaise où les dés étaient pipés ? Wade, avec sa Lépi, a gagné au premier tour la présidentielle de 2007 dans son pays. De cette Lépi, les Béninois n’en veulent pas. Et ils se battront, jusqu’à leur dernier souffle, pour sauver la démocratie, retrouvée au prix de mille sacrifices.
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La coalition ABT 2011 mobilise toutes les forces politiques pour Abdoulaye Bio Tchané










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