L’accord de prêt de quatre milliards entre la ville de Porto-Novo et la Banque ouest africaine de développement (Boad) qui a fait couler assez d’encre et de salive, a été signé mardi dernier après les controverses, et attaques par presses interposées.
La validation hier par le gouvernement de l’accord de prêt d’une valeur de quatre milliards de fcfa pour des travaux d’embellissement, de pavage et d’assainissement de la ville de Porto-Novo mettra à coup sûr mal à l’aise bien des personnalités. Parce qu’elles s’étaient en effet lancées dans des déclarations tapageuses et sans réserve aucune. Qui, à travers des sorties de presse, qui par des attaques politiques. Tout ce beau monde vient d’être dépassé par les évènements. Ils ont osé se jeter à l’eau sans s’entourer de bonnes garanties. Aujourd’hui, ils doivent déjà être en train de se mordre les doigts pour n’avoir su raison garder.
Dans la foulée, le gouvernement et ses partisans ont dû dépenser beaucoup d’argent pour des actions de communications qui ne les ont pas aidé à atteindre les objectifs escomptés. Et poussé jusqu’à son dernier retranchement, l’Etat Force cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) a été obligé de jeter l’éponge. Sans se soucier de tous ceux qui se sont jetés dans la danse à ses côtés pour des raisons partisanes uniquement. En signant contre fortune hier l’acte qui donne les pleins pouvoirs au maire Moukaram Océni de Porto-Novo d’entrer en possession des fonds mais aussi et surtout l’occasion de faire en toute tranquillité les dépenses y afférentes. Une fois encore, le chef de l’Etat très mal entouré, vient de courber l’échine devant un de ses adversaires.
Après s’être laissé facilement piéger dans un combat qui ne valait pas la peine. D’abord, il s’agit d’un financement qui arrange le Bénin à travers sa Capitale qui prépare en plus les festivités devant marquer le cinquantenaire de l’accession du pays à la souveraineté internationale où tous les efforts doivent converger. L’argent doit être accepté quelque soit d’où il provient et celui qui l’a négocié. Et les autorités politico-administratives devraient faire diligence pour ratifier les accords y afférents. Les arguments selon lesquels le gouvernement n’a pas été associé aux négociations alors qu’il est l’endossataire n’ont pas de sens.
Et puis, le fait que c’est entre le président de la Boad , potentiel candidat contre le chef de l’Etat dans le septentrion et le maire Moukaram Océni, figure de proue du Parti du renouveau démocratique (Prd) de Me Adrien Houngbédji aurait pu motiver le gouvernement à éviter toute opposition. Pour ne pas prêter flanc aux commentaires souvent tendancieux dans de pareilles situations. Surtout qu’il y a eu déjà d’autres faits analogues mal gérés par le passé qui ont généré les mêmes prises de positions hostiles au pouvoir Yayi Boni.
De plus, l’accord de prêt en question ne concerne pas uniquement la ville de Porto-Novo qu’on accuse d’avoir pris du coup le gouvernement. C’est en effet douze milliards en tout que le Bénin risquait de perde si l’accord n’était pas validé. Porto-Novo y avait juste quatre milliards et deux villes gérées par les mouvanciers sont prévues pour se partager à part égale les huit milliards.
J-C H (Br. Ouémé/Plateau)
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